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Samah LABIDI, praticienne en psychologie et psychothérapie à Toulon
Psychologie

Être seul(e) ou mal accompagné(e) ?

Publié le

ChatGPT Image Sep 16, 2026, 12 30 50 PM

Nous avons très souvent entendu ce dicton : « Mieux vaut être seul(e) que mal accompagné(e). » Une phrase que nous pouvons facilement approuver… jusqu’au jour où nous nous retrouvons nous-mêmes dans une relation qui nous fait souffrir.

Être seul(e) peut parfois faire peur. Pourtant, certaines personnes souffrent davantage dans une relation que lorsqu’elles sont seules.

Rester auprès de quelqu’un qui ne nous comprend plus, qui nous fait souffrir ou auprès duquel nous ne nous sentons plus réellement nous-même peut pourtant sembler plus rassurant que de se retrouver face à la solitude.

Pourquoi est-il parfois si difficile de partir ?

La peur de perdre l’autre n’est pas toujours la seule raison. Derrière l’attachement à une relation qui ne nous convient plus peuvent se cacher la peur du vide, la peur de ne plus être aimé(e), le sentiment de ne pas pouvoir être seul(e) ou encore l’idée que cette relation est peut-être la seule que nous puissions avoir.

Parfois aussi, nous nous sommes tellement habitués à nous adapter à l’autre que nous ne savons plus vraiment ce que nous désirons pour nous-mêmes.

Quand on finit par s’oublier dans la relation

La solitude peut alors devenir une rencontre avec soi que nous cherchons à éviter. Elle nous confronte à nos manques, à nos besoins et parfois à certaines blessures que la présence de l’autre permettait de ne pas regarder.

Lorsque l’on a longtemps douté de soi, que l’on s’est beaucoup adapté à l’autre ou que l’on s’est peu à peu oublié dans la relation, il peut devenir difficile de savoir ce que l’on veut réellement pour soi. Se retrouver demande alors de réapprendre à se faire confiance, à écouter ses besoins, à reconnaître sa valeur et à retrouver une estime de soi qui a parfois été fragilisée au fil de la relation.

C’est peut-être aussi pour cette raison que certaines personnes restent, même lorsqu’elles savent que la relation les fait souffrir. Quitter l’autre ne signifie pas seulement perdre une personne. Cela peut aussi signifier affronter le vide, le doute, l’inconnu et la question de savoir qui l’on est lorsque l’on n’est plus défini(e) par cette relation.

Être seul(e) ne signifie pas disparaître

Un accompagnement thérapeutique peut permettre de comprendre ce qui nous retient, ce que cette relation vient rejouer dans notre histoire et ce qui, dans cette relation, demande à être entendu et transformé. Il ne s’agit pas nécessairement de partir, mais de pouvoir regarder la relation autrement et retrouver une place plus juste pour soi.

Nous avons parfois tellement appris à associer la solitude à la perte, à l’abandon ou même à une forme de disparition, qu’être seul(e) peut donner le sentiment de ne plus exister. Comme si, sans l’autre, il ne restait plus rien de soi. Pourtant, la solitude peut aussi être une expérience d’autonomie : celle de se retrouver, de faire des choix pour soi et de découvrir que l’absence de l’autre ne signifie pas l’absence de soi.

Apprendre à être seul(e), ce n’est donc pas nécessairement apprendre à vivre sans l’autre. C’est aussi pouvoir se retrouver, reconstruire peu à peu sa confiance et son estime de soi, et découvrir que l’on peut exister pleinement sans avoir besoin de s’abandonner pour être aimé(e).

Car être bien accompagné commence peut-être par la capacité à ne plus s’abandonner soi-même.

Si vous vous reconnaissez dans ces lignes et que vous souhaitez comprendre ce qui se joue dans votre relation et en vous-même, je peux vous accompagner dans ce cheminement, en individuel ou en couple.

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